Le programme pays de l’Interfaith Rainforest Initiative a été lancé en République démocratique du Congo (RDC).

Du 3 au 5 décembre 2019, plus de 180 chefs religieux, peuples autochtones et communautés forestières, ONG, scientifiques, chefs de gouvernement et représentants des Nations Unies se sont réunis à Kinshasa pour lancer officiellement cette nouvelle plate-forme pour travailler ensemble en coopération et dans un but partagé sur la protection des forêts tropicales du bassin du Congo. Le lancement de l’initiative s’appuie sur un solide précédent de coopération interreligieuse en RDC dans les domaines de la transparence électorale, de l’éducation et de la santé, et a bénéficié du leadership et de l’approbation de toutes les confessions du pays, y compris l’Église catholique (Conférence épiscopale nationale du Congo, CENCO) et l’Église protestante (Église du Christ au Congo, ECC), qui représentent ensemble plus de 90% de la population du pays.

DÉCLARATIONS LIMINAIRES ET RÉFLEXIONS SPIRITUELLES

Le lancement a commencé par des déclarations d’ouverture des principales parties prenantes, y compris par S.E. Claude Nyamugabo, ministre de l’Environnement et du Développement durable, de la République démocratique du Congo, suivis des chefs religieux de l’Église catholique (CENCO), de l’Église protestante (ECC), de la communauté musulmane (COMICO) et de l’Église Kimbanguiste réfléchissant à la base théologique dans leurs confessions respectives pour la protection de la nature et des forêts.

Ci-dessus: S.E. Claude Nyamugabo, Ministre de l’Environnement et du Développement Durable de la République démocratique du Congo. ( à droite) avec Monseigneur Utembi, Président de la CENCO (à gauche).

 

«Les forêts tropicales humides abritent la plus grande diversité de vie sur Terre et certains peuples autochtones et communautés forestières y ont vécu et l’ont gardées  pendant des générations. Les communautés religieuses en RDC, chacune à leur manière, doivent activer leur influence morale et collective pour protéger la forêt tropicale humide. Je salue le Conseil consultatif qui sera mis en place à l’issue de cet événement, dans le but de mettre en œuvre les activités de l’IRI-RDC dans les années à venir. »

Ci-dessus: S.E. Claude Nyamugabo, ministre de l’Environnement et du Développement durable, République démocratique du Congo (à droite) avec Monseigneur Utembi, président de la CENCO (à gauche).

 

«Notre implication aujourd’hui dans la protection des forêts n’est pas simplement un enjeu sociétal aux implications politiques ou économiques, mais un geste de reconnaissance envers Dieu qui nous a donné le Bassin du Congo dans lequel se situe notre pays, la République Démocratique du Congo. Par conséquent, il est de notre responsabilité de participer au plan de Dieu pour notre pays et pour toute l’humanité en protégeant notre environnement. Avec l’aide de scientifiques et de personnes de bonne volonté, les confessions religieuses de la RD Congo sont appelées à se convertir à l’écologie et à agir d’urgence pour protéger nos forêts, notre environnement tout entier et la Terre comme notre maison commune. »

– Monseigneur Utembi

 

Ci-dessus: Dr Peter UMUNAY, Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).

 

«Nous pensons que cette initiative est exactement ce dont nous avons besoin pour mettre fin à la déforestation tropicale en RDC et dans le monde et inverser la tendance. Le leadership, l’engagement et la vision des chefs religieux et des communautés sont plus que jamais nécessaires. Nous sommes honorés de travailler et de collaborer avec vous. »

Ci-dessus: l’Ambassadeur Stig Traavik, Envoyé spécial, Gouvernement norvégien

«Protégeons les traditions et les modes de vie des peuples autochtones… Leur bien-être est le meilleur moyen de garantir le bien-être de la nature.»

ATELIERS SUR LES FORÊTS, LE CHANGEMENT CLIMATIQUE ET LES DROITS DES PEUPLES AUTOCHTONES

Le premier jour du lancement a également inclus une série d’ateliers sur des sujets prioritaires, offerts par des experts de premier plan sur les forêts tropicales, le changement climatique et les droits des peuples autochtones et des communautés forestières. Des présentations ont été faites par: Jean Paul KIBAMBE, Wildlife Consevation Society et Angel CIBEMBA, World Resources Institute sur l’état des forêts et les moteurs de la déforestation en RDC;

Le professeur Albert Kabasele YENGA-YENGA, Institut géographique du Congo sur les relations entre les forêts tropicales humides, la déforestation et le changement climatique; et Joseph ITONGWA, Réseau des communautés autochtones et locales pour la gestion durable des écosystèmes forestiers en Afrique centrale et Diel MOCHIRE MWENGE, Alliance nationale pour le soutien et la promotion des zones et territoires du patrimoine autochtones et communautaires sur le leadership des peuples autochtones et des communautés locales dans protéger les forêts tropicales de la RDC.

Ci-dessus: Diel Mochire Mwenge, Alliance nationale pour le soutien et la promotion des zones et territoires du patrimoine indigène et communautaire, expliquant pourquoi le leadership des peuples autochtones et des communautés locales est essentiel à la protection continue des forêts de la RDC.

Ci-dessus: Lancement des participants à l’événement en écoutant les présentations d’experts sur les forêts, le changement climatique et les droits des peuples autochtones et des communautés forestières.

 

La Planification DE l’Interfaith Rainforest Initiative en RDC

Le deuxième jour de l’événement de lancement s’est concentré sur deux domaines: des séances d’information pour les chefs religieux sur les initiatives, les efforts et les campagnes déjà en cours en RDC pour protéger les forêts et les droits des peuples autochtones et la planification stratégique sur les domaines dans lesquels l’Interfaith Rainforest Initiative peut ajouter de la valeur à ces efforts et quelles activités, mobilisations et interventions prioritaires pourraient faire la plus grande différence.

Ci-dessus: Des présentations ont été faites sur les initiatives existantes pour protéger les forêts tropicales humides en RDC et les points d’entrée pour les chefs religieux et les communautés religieuses pour apporter leur engagement, leur influence et leur pouvoir de mobilisation pour soutenir ces efforts. (de gauche à droite) Bruno Lapika, Centre de coordination, de recherche et de documentation en sciences sociales (CERDAS); Néné Kinseka, représentant de la communauté locale; Augustin Mpoyi, Conseil pour la défense de l’environnement par la légalité et la traçabilité (CODELT); Julien Kabalako, Groupe de travail sur le climat réformé sur REDD + (GTCR-R); Kamathe Katsongo, Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD); Mirey Atallah, Fonds national REDD + (FONAREDD) et Etienne Kasereka, Groupe d’action pour sauver l’homme et son environnement (GASHE).

Ci-dessus: Quatre groupes de travail ont discuté et présenté des idées sur les actions et activités potentielles d’un programme de pays IRI, y compris sur l’éducation et la sensibilisation, les campagnes de sensibilisation et de plaidoyer du public, l’influence sur les lois et les politiques publiques, et sur les politiques et pratiques du secteur privé.

 

DÉCLARATION PUBLIQUE DE LANCEMENT DE L’EVENEMENT

Ci-dessus: lecture de la déclaration nationale pour l’IRI en RDC (de gauche à droite) le rév. Prof. Bokundoa-bo-likabe, président national de l’ECC; Mgr. Utembi, président de CENCO; Révérend Kinyamba Lunge, secrétaire général du Conseil national des religions pour la paix (CNRP), et Joseph Itongwa, coordinateur sous-régional du Réseau des communautés autochtones et locales pour la gestion durable des écosystèmes forestiers en Afrique centrale (REPALEAC).

 

«À une époque où le défi du changement climatique fait face à toute l’humanité, personne ne peut se considérer à l’abri du danger. Mon collègue l’archevêque Marcel Utembi et moi, coprésidents du Conseil consultatif IRI / RDC, au nom des confessions religieuses, je vous remercie pour tout le temps que nous avons passé ensemble durant ces jours. Que le Seigneur bénisse la République démocratique du Congo. »   Rév. Prof. Bokundoa-bo-likabe

 

Ci-dessus: Un arbre cérémoniel a été planté dans le jardin du CENCO à l’occasion du lancement du programme de pays de l’IRI et comme symbole de l’engagement à long terme de toutes les parties prenantes pour la réussite du programme. Planter l’arbre (de gauche à droite): Mgr. Utembi, président de la CENCO et le révérend Prof. Bokundoa-bo-likabe, président national de l’ECC.

Ci-dessus: (de gauche à droite) Joseph Itongwa, coordinateur sous-régional de REPALEAC; Le révérend Kinyamba Lunge, secrétaire général du CNRP; Mgr. Utembi, président de CENCO; Rév. Prof. Bokundoa-bo-likabe, président national de l’ECC; H.M. Mfumu Difima Ntinu, secrétaire général de l’Alliance nationale des autorités traditionnelles du Congo (ANATC); et le Dr Charles McNeill, conseiller principal sur les forêts et le climat, Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), qui prononcera une allocution finale lors de la cérémonie de clôture officielle au Saint-Sylvester Hall, siège de la CENCO.

 

RÉUNION DU CONSEIL CONSULTATIF

L’événement s’est conclu par une réunion inaugurale du Conseil consultatif IRI-RDC, coprésidé par les présidents de la CENCO et de l’ECC et axé sur la définition des prochaines étapes du programme de pays.

Partager cet article avec vos collegues

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous devez remplir ce champ
Vous devez remplir ce champ
Veuillez saisir une adresse de messagerie valide.
Vous devez accepter les conditions pour continuer

Menu