Conference de Presse : Note de position du GTCRR sur le processus de reforme de l’aménagement du territoire

Des organisations non gouvernementales environnementales, réunies au sein du réseau Groupe de Travail Climat REDD Rénové (GTCRR),  ont approuvé  moyennant quelques amendements, le projet de loi relatif à l’aménagement du territoire en République démocratique du Congo. C’était  au cours d’une conférence de presse  tenue le vendredi 2 juillet dernier au siège du GTCRR à Gombe.

«Après plusieurs controverses entre la Société civile environnementale et le ministère de l’Aménagement du Territoire, autour du document de politique nationale d’aménagement du territoire et le projet de loi relatif à l’aménagement du territoire est finalement approuvé. Ce, à  l’issue de trois jours de travaux, à la relecture du projet de loi.  Ainsi les observations et suggestions faites par la société civile ont été intégrées» a déclaré  le président du GTCRR, Omer Kabasele.

Le Membres du GTCRR

 

Pour le GTCRR, il était important de prendre en compte certains éléments additifs.  Notamment, le principe  de consentement libre d’informer au préalable (CLIP). Il s’agit d’une norme juridique qui oblige l’Etat à consulter les communautés pour savoir si elles acceptent ou refusent l’exécution d’un projet sur leurs terres a fait savoir Alex Yuma, délégué Dgpa.

Il  ajoute par ailleurs, le  principe de compassassions, c’est-à-dire qu’en cas d’expropriation des espaces que les communautés locales ou peuples autochtones reçoivent l’équivalent de la valeur de leurs terres. » Nous avons martelé également sur le principe de participation. En d’autres termes lors de l’élaboration des plans ou schémas d’aménagement que les communautés concernés participent du début à la fin aussi bien au niveau national, provincial que  local » a- l-il en  renchéri .

Signature d’un procès-verbal

En plus  de l’approbation dudit projet de loi,  un procès-verbal a été établi et signé entre le Ministère de l’AT,   ses services et le GTCRRR,  afin de constater les faits. Pour ces acteurs de l’environnement, cet acte est perçu comme  une garantie que leurs recommandations seront prises en considération dans les amendements à apporter dans le projet  de loi déposé au parlement.

«Au niveau de l’Assemblée nationale et du Senat, nous allons nous déployer pour travailler avec les différentes commissions de ces deux institutions pour leur dire que ce texte consensuel est la base qui n’a pas été intégrée dans ce projet de loi , a informé Joseph Bobia, membre du GTCRR.

Ces organisations de la société civile ont, par ailleurs, salué l’esprit d’ouverture du nouveau ministre de l’Aménagement du territoire, Guy Loando pour l’attention accordée à leurs revendications et de l’engagement de l’autorité dans l’aboutissement d’un processus consensuel.

Fyfy Solange TANGAMU

Forum des AS

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