Les experts de GTCRR ont échangés sur les enjeux de Fond Vert Climat en RDC

La salle de réunion de GTCRR a abrité ce jeudi 31 octobre une importante réunion des experts de la société civile environnementale autour de l’Autorité nationale Désignée (AND) représentée par Monsieur Hans DJAMBA pour échanger et surtout mener des profondes réflexions sur les enjeux de fonds vert climat en RDC.

Notez que l’International Finance Corporation (IFC) de la Banque Mondiale va  soumettre sa proposition  à la réunion du conseil du FVC qui se tiendra  en Corée du Sud du 12 au 14 novembre 2019.  Cette  proposition sur les obligations forestières soumises   a pour but d’élargir le système des obligations forestières  à trois pays supplémentaires en plus du Kenya : Madagascar, le Pérou, et la RDC dans l’optique  de démarrer un marché pour les crédits REDD+ pour inciter les entités privées à générer des crédits REDD+. En résumé  l’IFC demande 69 millions dollars pour soutenir un système de vente des obligations forestières. Avec les profits générés lors de la vente de ces obligations forestières, l’IFC va investir dans des projets pour le climat qui seront implémentés par le secteur privé uniquement et ceci sans consultation, clip.

 

Il faut savoir que  la RDC a élaboré un plan d’investissement REDD + en tant que document cadre pour l’investissement REDD + en RDC qui s’applique à la période 2015 – 2020. Le plan comprend des programmes concrets pour répondre efficacement aux facteurs de déforestation et de dégradation des forêts et garantir les avantages mutuels du développement pour la société congolaise. Il combine le renforcement continu des capacités avec des activités ciblées sur les réformes sectorielles et des programmes sectoriels coordonnés avec des investissements intégrés au niveau sous-national afin de fournir au pays des modèles de développement durable. Le plan identifie huit facteurs de déforestation qui ont un impact sur le pays: agriculture, bois énergie, forêts, mines et infrastructures d’hydrocarbures, aménagement du territoire, régime foncier, démographie et gouvernance.

Dans ce même cadre la RDC s’est engagée à réduire ses émissions de 17% d’ici 2030, soit une réduction d’un peu plus de 70 MtCO2eq (ministère de l’Environnement, 2009). Le contexte forestier national de la RDC est le suivant:

  • la superficie forestière de la RDC était de 152 millions d’hectares en 2010 (MEDD, 2015),
  • Le taux de déforestation observé entre 1990 et 2010 était de 0,32% (MEDD, 2015);
  • La déforestation et la dégradation des forêts étaient principalement causées par le commerce (~ 40%), l’alimentation (~ 20%), l’agriculture et le bois de chauffage (~ 20%). Un soutien est prévu pour les activités visant à planter environ 3 millions d’hectares de forêts d’ici 2025 dans le cadre de programmes de boisement et de reboisement, qui séquestreraient environ 3 millions de tCO2eq. Le coût total de tous les leviers de l’atténuation et de la séquestration du carbone dans les trois secteurs est estimé à 12,54 milliards USD.

 

En raison de l’instabilité politique et de la baisse de la demande mondiale pour certains des principaux produits d’exportation de la RDC, les investisseurs dans le pays sont rares. La RDC a besoin de financements concessionnels et d’investissements du secteur privé, et son offre principale est l’avantage climatique de la séquestration du carbone dans ses forêts. Le GCF convient bien au financement des objectifs d’atténuation de la RDC.

Les acteurs du secteur privé visés par cette proposition peuvent inclure des développeurs d’activités de mise en œuvre de la REDD + ainsi que des acteurs de la chaîne d’approvisionnement.  Pour une analyse du réservoir de sources potentielles de REDD + ER du secteur privé de la RDC, ainsi que du pipeline de Madagascar et du Pérou.

Les obligations climatiques pour les forêts: renforcer le financement du secteur privé pour la REDD + (programme) vise à soutenir la mise en œuvre de la REDD + aux échelles infranationale / nationale. Cela permettra d’avoir accès au financement des marchés du carbone et facilitera la transition des pays pour se conformer aux exigences de la CCNUCC pour la REDD +.

1 Commentaire. En écrire un nouveau

  • Gerllyphe Tchunza
    novembre 2, 2019 14 h 11 min

    C est une démarche salvatrice pour la génération présente et future,je souscris totalement a cette demarche

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