GTCRR mobilise les organisations de la Société Civile de la RDC pour une participation efficace à la COP24

GTCRR mobilise la société civile pour La 24è conférence des nations unies sur les échanges climatique COP24 qui se tiendra  du 3 au 14  décembre prochain en Pologne. Et déjà les organisations de la société civiles, chevilles ouvrières dans la bataille contre les phénomènes climatique à travers la sensibilisation des populations se mobilisent pour prendre une part active aux travaux de la COP24.

Les changements climatiques portent un coup dur à l’environnement et rendent les populations de plus en plus vulnérables. Conscient qu’aucune couche sociale de la planète n’est épargnée de leurs effets, les nations unies tiennent des conférences annuelles pour définir des approches de solutions. La société civile joue un rôle prépondérant aux côtés de près de 200 délégations officielles pour une synergie d’action contre ce phénomène. Dans ces préparatifs, le groupe de travail de Travail Climat REDD+ Rénové une plateforme des organisations de la société civile environnementale congolaise capitalise les enjeux pour une meilleure participation.

Le choix de la Pologne était connu depuis plusieurs mois. Celui de la ville a été annoncé aujourd’hui par le gouvernement polonais, à l’occasion d’une visite dans le pays de la responsable climat de l’ONU Patricia Espinosa.Après Fidji et le groupe Asie-Pacifique en 2017, c’est au tour des pays d’Europe de l’Est d’organiser la conférence de 2018.

Cette COP de 2018 est un rendez-vous important pour la mise en œuvre de l’accord de Paris contre le réchauffement, puisqu’y est prévu un bilan d’étape collectif des engagements climatiques nationaux (à ce stade notoirement insuffisants pour juguler les dérèglements du climat).

L’Accord de Paris, on le sait, a gravé dans le marbre des principes généraux qui doivent être précisés avant de devenir réellement opérationnels. La conférence de Bonn a permis d’adopter un brouillon du manuel d’application de l’Accord de Paris, il reste encore beaucoup de divergences mais dans les négociations internationales s’entendre sur le texte sur lequel on va discuter est déjà un grand pas.

  • L’Accord de Paris est déjà entré en vigueur mais n’est pas encore complètement opérationnel. Il est prévu dans le texte de l’Accord qu’un « mode d’emploi » précisant sa mise en œuvre serait adopté lors de la COP24.

   Ces règles permettront de :

  • 1) rendre les contributions individuelles des pays robustes;
    2) Réviser à la hausse les contributions tous les 5 ans à travers un bilan mondial;
  • 3) rendre les États redevables de leurs actions en créant des règles de transparence claires
    4) inciter les pays à prendre des engagements plus ambitieux, et guider l’ action de l’ ensemble des acteurs impliqués dans la lutte contre les CC
  • Sur le “dialogue de Talanoa” : dans le cadre de la COP21, les États se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre mais ces promesses sont encore très insuffisantes pour limiter le réchauffement de la planète à 2°C et idéalement à 1.5°C, objectifs pourtant inscrits dans l’Accord de Paris. Des révisions régulières sont donc nécessaires, c’est l’objectif du dialogue de Talanoa.

Beaucoup de travail en 2018

  • Tout n’est pas réglé pour autant : il ne s’agit que de premiers pas qui devront être poursuivis et accélérés. Par ailleurs, certains sujets patinent, c’est le cas – comme d’habitude serait-on tenté de dire – des financements (dont les fameux 100 milliards de dollars par an promis par les pays développé aux pays en développement) et des pertes et dommages (le mécanisme destiné à aider les victimes du changement climatique).
  • Il reste encore beaucoup de travail pour permettre l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris à la COP24 comme prévu… 2018 est aussi une année importante pour la diplomatie climatique internationale, alors que les nations avancent vers la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur les changements climatiques. 2018 devrait en effet être l’année où les gouvernements franchiront un certain nombre d’étapes clés”.
  • Il s’agit de finaliser les lignes directives visant à  rendre l’accord pleinement opérationnel, et de faire le bilan de la situation collective des pays par rapport aux objectifs et aux ambitions de Paris pour les années et décennies à venir”.
  • Le GIEC doit aussi remettre ce mois octobre 2018 son prochain rapport sur l’impact d’un réchauffement de 1.5°C et les trajectoires d’émission qui peuvent y mener.

Quels sont les enjeux ?

  • Pour assurer plus de justice climatique, des avancées sont attendues sur quatre dossiers cruciaux : la mise en œuvre de l’Accord de Paris (Rule Book), le financement climat, les pertes et préjudices et le Dialogue de Talanoa. Le premier des enjeux, et non le moindre, est le Rule Book. L’Accord de Paris est déjà entré en vigueur mais n’est pas encore complètement opérationnel. Il est prévu dans le texte de l’Accord qu’un « mode d’emploi » précisant sa mise en œuvre serait adopté lors de la 24e conférence des parties à Katowice.
  • Il s’agit de définir les règles permettant de revoir les engagements climatiques des pays notamment grâce à un bilan mondial quinquennal, mais aussi de détailler les règles de contrôle et de transparence quant aux engagements annoncés par les pays.

L’éternel dossier épineux des négociations : le financement

  • La question du financement climatique, sujet majeur de la négociation de Bonn comme de la prochaine COP, a connu des progrès qui restent dramatiquement faibles.
  • Il y a des engagements pris envers les pays en développement qui, à ce stade, ne sont pas tenus. L’engagement des 100 milliards de dollars annuels nouveaux et additionnels, alloués par les pays développés aux pays en développement d’ici 2020 reste un enjeu crucial du financement climat.
  • Ce financement doit être alloué équitablement tant à l’adaptation qu’à l’atténuation, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, l’adaptation restant très minoritaire. Cette demande est une revendication de longue date des pays en développement, surtout africains, qui va de pair avec la demande que les financements alloués soient publics.
  • A deux ans seulement de cette échéance de 2020, le manque d’engagement et d’aide financière des pays développés envers les pays du Sud pourtant déjà grandement touchés par le changement climatique demeure inquiétant.

Quels dommages et intérêts en cas de catastrophe climatique ?

  • L’Accord de Paris reconnaît par ailleurs le principe de pertes et préjudices comme troisième pilier de l’action climatique, à côté de l’atténuation et de l’adaptation. Ces trois domaines sont intrinsèquement liés : des efforts d’atténuation insuffisants et trop peu de financements pour l’adaptation résulteront en une augmentation des catastrophes climatiques telles que des vagues de chaleur et de longues sécheresses, des inondations ou des cyclones dévastateurs et de leurs conséquences matérielles et humaines.
  • Les pays vulnérables, les communautés et les écosystèmes font d’ores et déjà face à de lourdes conséquences dues à l’augmentation de « seulement » 1°C, que ce soient des chaleurs mortelles au Pakistan, des pluies diluviennes au Kenya ou encore la disparition des traditions Inuits suite à la fonte des glaciers.

La nouveauté : Le dialogue de Talanoa

  • Lors des négociations de Bonn début mai, 105 acteurs non-parties (villes, Régions, …) et 210 parties (Etats membres des Nations Unies) se sont réunis à l’occasion du Dialogue de Talanoa. Pour rappel, ce dialogue de facilitation a été institué lors de la dernière COP par la présidence fidjienne et a deux objectifs majeurs : faire le point sur les efforts des Parties au niveau de la réduction d’émissions de carbone, afin de viser l’objectif de maintien de la température à 1.5°C, et orienter les contributions de chaque Etat au niveau national en ce sens.
  • Le mécanisme est axé sur trois questions, à savoir : où sommes-nous, où allons-nous et comment y allons-nous ?
  • Enfin, élément phare de l’automne, le nouveau rapport du GIEC est attendu en octobre. Comme convenu dans l’Accord de Paris, il portera sur les conséquences d’une augmentation de 1,5°C dans l’atmosphère. Cette publication scientifique est systématiquement accompagnée d’un résumé à l’intention des décideurs politiques, et sera donc un point décisif pour les négociations de la COP24 à Katowice en décembre.
  • Tous les pays sauf les US soutiennent à présent l’accord de Paris
  • 100 villes dans le monde ont un mix énergétique composé de renouvelables à plus de 70%.
  • Le chiffre a doublé depuis 2015.
  • Déploiement à nouveau record des EnR en 2017 dans le solaire et l’ éolien.

La capacité de renouvelables installée atteint maintenant ¼ de la production globale dénergie.

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